S’élever spirituellement, cela nécessite parfois de revoir ses choix car les choses ne vous correspondent plus. Loisirs, amis, liens sociaux. Et pourtant, la famille, cette famille d’âmes que vous avez choisi en conscience et qui vous ressemble pour les mêmes blessures de l’âme, l’éducation ou religion; restera même s’il elle ne vous correspond plus.
Tenir 1 heure à table avec sa famille après avoir écouté 240 heures de podcast sur la spiritualité
Cela arrive de se sentir en décalage complet, d’écouter les conversations qui sont en train de se jouer autour de nous à propos de Carine qui a vraiment pas acheté la bonne jupe et de Marc qui fait exprès de ne pas rendre la tondeuse qu’on lui avait prêté.
Sortir tout droit d’une fin de saison de Spiritualista, ces conversations vous paraissent légères et avec aussi peu de fond qu’un tuyau d’évacuation.
Alors ? comment faire ? sortir en claquant porte ? non, carton rouge.
Prendre part à la discussion et aller dans le sens des intervenants ? ça serait mettre à la poubelle les quelques chapitres de Mathieu Monade sur la souveraineté.
Ne rien dire ? pourquoi pas et ne pas enrichir la conversation mais garder une porte ouverte à la communication et conserver toujours intacte le lien si affectueux avec Mamie qui râle sur son voisin.
Comment ça s’appelle ?
Et bien, c’est l’égo spirituel, cette expression que l’on entend si souvent et on se dit, « ça, c’est les autres » et cet égo spirituel, on peut l’avoir à tout âge.
A l’adolescence quand on pense qu’après une retraite religieuse de 2 jours, on a tout compris pendant que les autres s’occupent de choses plus bas que terre comme la vaisselle ou le linge.
Les vérités que l’on écoute sont à mettre dans un contexte complexe
On lit, on apprend, on écoute tellement de personnes qui publient leurs morales comme étant la vrai, qu’une fois revenu à la réalité après avoir fermé la fenêtre de son navigateur, on oublie que la parole (sans doute bourrée de vérités rapides) est à mettre dans une réalité, un contexte qui ne nous permet pas de transmuter si facilement d’une version de nous-meme A vers B.
Et c’est ça, toute l’intelligence du processus, c’est pas si simple d’appliquer ce qu’on nous raconte en 45 minutes ou en payant une formation de 24H à 400 euros, c’est le tout après qui est intéressant car complexe et à mener par petites étapes.
Sinon…
la version « quick quick » ferait que nous nous sentirions trop à part du monde, avec l’envie de se réfugier dans une autre réalité seule derrière l’ordi et finalement couper les liens de tout : Amis, famille, liens sociaux.
Alors comment combattre l’égo spirituel ?
Rien, il n’est sans doute pas à combattre, mais à remarquer.
J’ai un jugement hâtif sur une personne de mon entourage, est-ce qu’il est bien fondé ?
Et ensuite ?
L’ancrage, il fait bien le combo avec l’égo spirituel, en étant bien ancré, on reste au sol et mesure les pensées des autres avec plus de relativité.